Parti anticapitaliste, 800 personnes à Saint-Étienne !
Il est des coups d’envoi qui resteront dans les mémoires ! Lundi, l’amphi Papin de la fac de Saint-Étienne était plein à craquer - escaliers et parterre compris - pour le meeting avec Olivier Besancenot sur le nouveau Parti anticapitaliste. Remercier les médias locaux ne sera d’ailleurs pas nécessaire tant ces derniers, en limitant l’information à trois lignes dans le quotidien local, ont assuré le service (vraiment) minimum pour annoncer l’évènement. Simplement l’affluence a montré l’attente véritable des stéphanois-e-s pour un tel meeting : la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre !
En préambule du meeting, quelques intervenant-e-s se faisaient l’écho de luttes locales, toutes représentatives des résistances actuelles contre les politiques antisociales de Sarkozy et de son gouvernement : un syndicaliste cheminot sur le mouvement contre la réforme des retraites, une militante de RESF et enfin une étudiante ayant participé aux luttes contre la LRU.
Ce fut alors au tour d’Olivier d’intervenir. Après avoir évoqué la situation nationale, en insistant sur l’importance des dernières luttes et sur les difficultés actuelles de Sarkozy, il a rappelé la nécessité d’un mouvement d’ensemble et surtout l’absence totale d’opposition, sur le fond, de la gauche institutionnelle. Car Sarkozy, même en difficulté, ne tombera pas tout seul ! Et Olivier Besancenot a alors interpellé la salle en insistant sur la priorité de l’engagement de chacun pour construire cette nouvelle organisation de combat, large et démocratique, capable d’unifier et d’amplifier les luttes.
Auparavant le débat s’était déjà engagé avec la rencontre d’un petit groupe de cheminots et d’étudiant-e-s. La discussion la plus fournie a surtout été autour des liens nécessaires entre les luttes, sur les convergences d’intérêts entre les différents secteurs et sur les difficultés à faire vivre ces convergences. Un retour a aussi été fait sur l’expérience des candidatures unitaires et sur les espoirs déçus que celles-ci ont pu causer, amenant naturellement à s’interroger sur les bases politiques minimales nécessaires pour réaliser dans les faits l’unité politique.
Au final, le débat comme le meeting ont permis de présenter et de faire connaître le projet du nouveau parti anticapitaliste à une échelle jamais connue pour notre jeune section de Saint-Étienne et de récolter un nombre important de contacts (125 !) intéressés par la future création du collectif stéphanois pour le nouveau parti.
On vous l’avait dit : il est des coups d’envoi qui resteront dans les mémoires !