Le monde de la culture se rebelle.
Communiqué de la LCR.
Plus de contrôle, exigence de rentabilité et moins d’argent : telle est la règle de conduite de N.Sarkozy en matière de politique culturelle, que Christine Albanel est chargée de mettre en œuvre en tant que ministre de la culture. Concrètement, ça veut dire un budget en régression : 2,93 milliards contre 3,19 milliards en 2007. Des coupes sombres et des dotations budgétaires en diminution sont planifiées pour toute une série de théâtres, de compagnies. Toutes les professions artistiques sont touchées et la révolte gronde parmi les professionnels comme le souligne l’appel du Cirque d’Hiver du 14 janvier dernier et la récente assemblée générale au théâtre de l’Odéon. Parallèlement, Il est hypocrite et injurieux de faire aux professions artistiques le procès d’une démocratisation ratée en leur coupant les vivres. Non seulement, la fréquentation des théâtres, musées et autres lieux artistiques n’est pas en régression, mais elle pourrait être plus importante si les prix étaient plus à portée de l’ensemble de la population. L’accès à la culture doit être économiquement possible pour tous et faire partie intégrante de la formation de chaque jeune, chaque citoyen. L’état se désengage pour faire la place au mécénat privé ce qui inclura une dépendance nuisible à la liberté de création. C’est pourquoi, la LCR soutient totalement la journée de mobilisation du 29 février et les revendications, les mobilisations futures des compagnies théâtrales et des professionnels de la culture.
Le 29 février 2008.