Pour se donner des "idées"...
l'appel de militant-e-s du Vaucluse pour un Nouveau Parti Anticapitaliste
D’année en année les conquêtes sociales du siècle dernier sont attaquées une par une par les gouvernements qui se succèdent.
Les droits indispensables à une vie digne nous sont volés :
- pour les jeunes et les plus âgés trouver un travail est de plus en plus difficile
- les emplois sont de plus en plus mal payés, précaires et pénibles, les femmes sous-payées sont soumises au temps partiel non choisi
- se soigner devient un luxe hors de prix pour beaucoup
- les attaques contre les retraites menacent notre avenir à toutes et tous
- le harcèlement patronal, policier, juridique pèse sur les travailleurs, sur la jeunesse et sur ceux qui luttent
- l’éducation, la culture, les loisirs, le sport, le logement sont asservis à la loi du profit,les services publics sont démantelés les uns après les autres, privatisés
- l’environnement, le climat, la vie même sont maintenant menacés par le culte de la croissance à tout prix pour le profit et l’argent roi.
Ce ne sont pas nos votes, nos besoins et notre bien être qui dirigent le monde mais les multinationales insatiables et les mafias financières.
Bien sûr il y a des révoltes comme celle des banlieues, des grèves nombreuses contre le démantèlement des retraites en 2003, celles des enseignants, des cheminots, des mille et une boîtes où l’on résiste aux fermetures, aux délocalisations, aux licenciements. Qu’elles soient grandes et massives comme en décembre 95, en Mai-Juin 2003 ou lors du CPE, ou petites et multiples, nos luttes auraient besoin de préparer des convergences qui, seules, feront reculer le grand patronat et le pouvoir.
Nos luttes ont besoin d’un programme d’urgence réfléchi et porté par le plus grand nombre, donc d’un parti qui n’aille pas se noyer dans les institutions pour y servir d’une façon ou d’une autre le libéralisme des patrons et des plus riches. Au contraire, nous avons beoin d’un parti qui portera les revendications dans la rue, dans les entreprises et dans les institutions.
Toutes celles et tous ceux qui luttent parce qu’ils souffrent du chômage, des discriminations, de l’exploitation au travail, de la diminution des protections sociales, de la destruction quotidienne de la planète, c’est à dire nous tous :
nous voulons une force politique, un parti qui rassemble les expériences, qui les organise en programme de lutte, qui crée de la solidarité et trace la perspective de “l’autre société” qu’il nous faut, afin que nous nous débarrassions de la toute puissance capitaliste.
Alors faisons le ensemble.
Nous voulons bâtir une société où les besoins essentiels soient assurés par des services publics : logement, santé, éducation, transports… un socialisme du XXI° siècle.
C’est pourquoi nous, militants associatifs, militants syndicaux, gens révoltés et en lutte nous reprenons l’initiative de la LCR : regroupons-nous pour fonder notre parti anticapitaliste.
C’est urgent !