Grève encore...
Besancenot est venu soutenir les salariés de STMicro,
toujours en grève.
MARSEILLE, 1 avr 2008 (AFP)
Les salariés du fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics à Rousset (Bouches-du-Rhône), en grève depuis 13 jours pour réclamer des hausses de salaires, ont reçu mardi le soutien du porte-parole de la LCR Olivier Besancenot, venu sur place. "Je suis venu leur apporter notre soutien, leur montrer notre solidarité", a déclaré à l’AFP M. Besancenot, joint au téléphone. Le porte-parole de la LCR a pointé du doigt "la responsabilité des pouvoirs publics" face à la direction du groupe, "dont l’Etat détient près de 14%". "Les pouvoirs publics sont-ils dans le camp des salariés ou du patron qui s’est augmenté de 120% l’an dernier ?", s’est interrogé M. Besancenot. "Nous allons continuer à soutenir ceux qui réclament des hausses de salaires", a-t-il ajouté, s’étonnant "que l’on refuse d’augmenter les salariés (de STMicroelectonics) alors que l’entreprise se porte bien". Les salariés des services de production de ce site (1.000 salariés sur 2.800) sont en grève à l’appel d’une intersyndicale CGT-FO-CFDT pour réclamer une hausse générale des salaires de 3%, avec un minimum de 100 euros pour les plus bas salaires. La direction du groupe a proposé une hausse générale de 1,7% au 1er avril et 1% d’augmentations au mérite. Selon la direction, seuls 5% des salariés de production suivent le mouvement. La CGT affirme que 90% du personnel posté est en grève. Un médiateur a été nommé dans le conflit jeudi. Selon Alain Mabille, délégué CGT, "il n’y a eu aucune avancée". Il a annoncé un durcissement du mouvement et une manifestation mercredi matin devant l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) à Marseille.
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