La Redoute en grève...

Publié le par LCR 06 OUEST

Besancenot (LCR) apporte son soutien aux salariés de La Redoute en grève

WATTRELOS (Nord), 28 avr 2008 (AFP)

Le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, a exprimé lundi à Wattrelos (Nord) son "soutien" et sa "solidarité" aux salariés grévistes de La Redoute, appelant à une "mobilisation" de toute la gauche pour relayer ce "conflit exemplaire" débuté le 1er avril. "Vous êtes dans votre bon droit, et dans la forme, et dans le fond, de faire valoir une augmentation de salaire et l’embauche des intérimaires", a lancé M. Besancenot aux quelque 300 salariés présents, en "s’insurg(eant) contre la répression dont (ils pourraient) être victimes".

La direction de la Redoute a assigné en justice, lundi après-midi, 28 salariés pour entrave, l’accès à l’usine étant bloqué par le personnel gréviste depuis jeudi.
M. Besancenot a dénoncé ces "grands groupes qui font des tas de bénéfices et se permettent de tenir les gens à la ceinture, avec des niveaux de rémunération indignes, et de maintenir dans la précarité des salariés qui pourtant font tourner l’entreprise".
Rappelant les "mobilisations en cascade" sur la question des salaires depuis la grève chez PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en avril 2007, le porte-parole de la LCR a estimé que "le problème (...) c’est qu’on y va tous chacun dans notre coin". "Ce qui serait beaucoup plus efficace, c’est qu’à partir de votre mobilisation (...) on y aille une bonne fois pour toutes, au même endroit, à la même heure, et qu’on se fasse entendre", a-t-il dit.
Il a appelé à une "mobilisation" de toute la gauche sociale et politique pour relayer ce conflit débuté le 1er avril et "faire en sorte que les salariés cherchent à coordonner leurs actions", à l’échelle nationale.

L’intersyndicale CGT-Sud-CFDT-CFTC-FO-UPAR réclame une augmentation de 150 euros nets par mois, l’embauche de 300 intérimaires et le paiement des heures de grève. Interrogée par l’AFP, la direction de la Redoute a indiqué qu’elle était "dans un position de discussion ouverte pour aboutir à une sortie de crise".
Alors que Sud évoquait lundi "au minimum 200.000 colis bloqués", la direction parlait d’"un peu moins", en se refusant à donner un chiffre mais en reconnaissant un "fonctionnement (de l’usine) très perturbé".
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