L’arnaque gouvernementale.
Communiqué de la LCR.
La réforme de la représentativité était bien un piège tendu par N. Sarkozy. La « position commune » définissant de nouveaux critères, discriminants par l’ancienneté requise et le poucentage de voix recueillies aux élections, pour reconnaître la représentativité d’un syndicat était à peine adopté par le MEDEF, la CGPME, la CGT et la CFDT, que X.Bertrand, ministre du Travail, passait à l’offensive pour élargir le document adopté par « les partenaires sociaux » et introduire des dispositions cassant ce qui reste des 35h.
Selon le projet de loi sur la « démocratie sociale », c’est au niveau des entreprises que sera défini le temps de travail avec toute possibilité pour les patrons de s’affranchir de la durée légale des 35h, devenue une coquille vide.
C’est une claque pour les responsables syndicaux qui se sont laissés aller à négocier et signer de nouvelles règles pour définir la représentativité syndicale avec le MEDEF.
Nouvelles règles que le gouvernement et le patronat, quoiqu’en dise Mme Parisot, peuvent utiliser, maintenant, pour faire passer une déréglementation totale en matière de durée de travail. Pour le gouvernement Sarkozy – Fillon, le dialogue social n’est qu’un argument de promotion commerciale.
Ne soyons pas dupes et engageons la riposte d’ensemble nécessaire pour faire échouer les contre-réformes libérales.
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