NPA... échos divers...
1) Paris 9/10
Succès dans le 9e/10e
Le comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste Paris 9e/10e est tout jeune, puisqu’il a été créé le 27 mars. Le pari de réaliser très rapidement une première réunion publique (jeudi 5 juin) n’était donc pas gagné d’avance. Ce fut une réussite qui a permis au comité à la fois de commencer à agir collectivement et de dépasser le cadre du « cercle de discussion », ainsi que de tester notre écho dans le quartier.
Ce comité rassemble aujourd’hui une grosse cinquantaine de personnes, pour moitié de la LCR, les autres participants étant nouveaux en politique ou venant du PCF, de Lutte ouvrière, de l’Alternative libertaire ou du syndicalisme. La réunion publique a rassemblé 70 personnes, dont la moitié du comité local et 30 personnes nouvelles, leurs contacts.
Le débat était introduit par deux camarades (LCR et non LCR), et de nombreuses personnes « nouvelles en politique » ont pris la parole dès l’ouverture du débat. Des questions intéressantes ont été abordées : la signification du vote Sarkozy, la lutte idéologique contre le libéralisme, le fonctionnement démocratique du NPA, les rythmes militants, l’élaboration du programme du NPA… Une délégation de trois travailleurs sans papiers en grève dans les restaurants du quartier est aussi intervenue pour expliquer la lutte. D’autres forces politiques étaient également présentes : la Fraction de LO, la Gauche révolutionnaire et la Gauche alternative. Enfin, plusieurs journalistes de la revue Regards étaient présents. En fin de réunion, 200 euros ont été collectés pour financer la location de la salle et les tracts. Mais, en signe de solidarité, la moitié de la somme collectée a été remise aux travailleurs sans papiers en lutte…
Au final, cette réunion réussie – alors que ni les affiches ni les tracts d’appel ne comportaient de logo identifiable à la LCR ou à Olivier Besancenot – montre le potentiel existant pour construire le nouveau parti anticapitaliste et l’importance de réunions publiques pour structurer et élargir les comités existants.
2) Ardèche
Succès de la visite d’Alain Krivine
Près de 110 personnes pour un meeting politique : ce n’est pas tous les jours que l’on voit cela à Privas, petite capitale de l’Ardèche, « forte » d’à peine 8 000 habitants. « Mai 68-mai 2008, le combat continue », tel était l’intitulé de cette rencontre, vendredi 6 juin, qui a eu un écho important, notamment dans la presse locale, et qui était organisée par le collectif local pour le nouveau parti anticapitaliste (constitué depuis décembre 2007).
Si une grande partie du public était manifestement venue, par curiosité, entendre parler un ancien dirigeant de Mai 68 en ce mois anniversaire, un nombre conséquent de participants a exprimé, qui ses doutes, qui son intérêt, qui ses interrogations, à propos de ce qu’était le thème central de la soirée : la proposition de nouveau parti anticapitaliste lancée par la LCR.
Le lendemain, la première rencontre bidépartementale a d’ailleurs permis de faire le point sur cette construction en Drôme-Ardèche, avec le fonctionnement de comités sur Privas, Montélimar, Crest et Valence. Au vu des degrés très différenciés d’avancement des comités, la création d’une structure de coordination a paru encore prématurée, mais des objectifs de rencontre pour homogénéiser les débats et les pratiques ont été fixés. Enfin, suite au succès du meeting, de nouvelles énergies sont venues grossir les rangs du collectif privadois la semaine suivante, avec maintenant une quinzaine de personnes impliquées, soit trois fois la taille de la section LCR.
Une forte présence de syndicalistes, notamment de la CGT, permet d’envisager pour la rentrée des actions centrées sur l’illustration et la dénonciation des méfaits du capitalisme dans le bassin d’emploi local, de la grande distribution à l’hôpital, en passant par l’équipement et d’autres secteurs. C’est bien l’enracinement local de l’anticapitalisme qui est à l’ordre du jour, et que devrait faciliter la naissance de ce nouveau parti.
3) Gard
Bon départ
À Nîmes, le collectif s’est constitué tardivement, pour cause de liste unitaire aux municipales. Il est d’ailleurs en partie issu de cette campagne, avec une composition intéressante : 40 signataires (50 % LCR au départ), une vingtaine d’assidus, plutôt « luttes et terrain ». Il devait tenir une réunion publique le 19 juin, dans le quartier Pissevin.
À Uzès, c’est le plus ancien collectif, avec la particularité qu’il n’y avait ni section ni militants LCR en Uzège. Il a déjà tenu trois réunions publiques d’une trentaine de personnes, et quatre réunions NPA. À partir d’un noyau initial de sept premiers signataires – toujours en vie ! –, nous sommes une quinzaine avec une bonne assiduité, pas totale avouons-le, mais la composition sociale y est pour beaucoup : tout le monde bosse, presque tous ont des enfants en bas âge, la moyenne d’âge est relativement basse, et il n’y a qu’un seul retraité, et encore, en préretraite ! Une quinzaine de personnes gravitent autour du collectif. Nous nous sommes rendus deux fois à Nîmes pour des manifestations. L’activité comprend aussi des tractages et des collages sur les deux lycées, ainsi que sur les marchés.
À Alès, le collectif, qui touche une quarantaine de personnes, a fait de petites réunions ouvertes avec un bon écho, ainsi qu’une réunion publique, avec le renfort d’Avignon et d’Uzès.
Quelques difficultés sont à noter dans la vallée du Rhône – aire géographique qui va de Pont-Saint-Esprit à Villeneuve, et de Bagnols à l’Uzège et aux Cévennes – car elle est très étendue et les camarades, très dispersés, ont du mal à constituer un noyau stable. Au Vigan et à Anduez, il y a eu plusieurs réunions, mais pas encore de noyau stable. En résumé, trois collectifs « tournent rond » et trois sont en bonne voie.