"Un piège" de Sarkozy ?

Publié le par LCR 06 OUEST

Besancenot : l’accord sur la représentativité, "un piège" de Sarkozy.

 

PARIS, 27 mai 2008 (AFP)

Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a critiqué mardi la "position commune" syndicats-patronat sur la représentativité syndicale, dénonçant un "piège" tendu par Nicolas Sarkozy "pour faire passer (ses) réformes".
Invité de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), M. Besancenot, tout en estimant que le mouvement syndical "ne correspond plus à la réalité", a jugé que le chef de l’Etat lui avait tendu "un putain de piège".
"L’objectif de M. Sarkozy, c’est : +je veux des interlocuteurs, mais pour faire passer mes réformes. Et je veux des interlocuteurs stables pour le faire, en l’occurrence la CGT et la CFDT", a-t-il dit.
Selon lui, le Président leur a offert "un paquet-cadeau", "des petits bouts de fromage (...) pour faire passer tout ce qu’il veut faire signer : la loi de modernisation sociale avec le contrat de séparation à l’amiable, avec plus de précarité, etc."
Au vu du texte de la "position commune", a fait valoir le porte-parole de l’organisation trotskiste, "une organisation comme Sud-Rail n’aurait pas pu se présenter aux élections, à cause de l’ancienneté (deux ans d’existence, ndlr) qui est réclamée".
M. Besancenot a estimé qu’"on ne règlera pas le problème du syndicalisme en France ni par en haut (le paquet cadeau), ni par des mesures administratives".
Parmi les propositions qu’il a faites figurent "un seuil à 5% (pour être reconnu représentatif, ndlr), permettre aux organisations qui existent en tant que telles de pouvoir se présenter au 1er tour (des élections professionnelles), que les délégués syndicaux soient nommés par les syndiqués et pas par les directions syndicales, rétablir la périodicité de deux ans pour les élections".
Il a salué ce qui se passe dans son syndicat, Sud-PTT, où "il y a un délai au-delà duquel on ne peut pas rester permanent" et qui est de "dix ans".
 "Après, on retourne au boulot (...) C’est un gros problème quand vous avez des milliers et des milliers de permanents qui ne connaissent plus le boulot !", a-t-il observé.
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