"Un détonateur" pour enclencher un mouvement social.
PARIS, 27 mai 2008 (AFP)
Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a estimé mardi qu’il manquait encore "un détonateur, un déclic" pour que "l’exaspération" des salariés débouche sur un puissant mouvement social.
Invité de l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), M. Besancenot a jugé qu’il y avait "un degré d’exaspération extrêmement fort" dans la population. "Il y a un problème de dignité, et de fierté.
Ca peut devenir explosif.
Dans pas mal de boîtes, ce qu’on entend, c’est +on n’a plus rien à perdre+", a-t-il dit. Selon lui, "il va falloir taper très, très fort et très, très haut", face au gouvernement qui, entre autres, "a décidé de mettre une tête au carré aux fonctionnaires et aux enseignants".
Le militant trotskiste a souhaité que "dans les quinze jours à venir, il y ait une nouvelle journée d’action interprofessionnelle".
Olivier Besancenot s’est prononcé à nouveau pour "l’équivalent d’un nouveau mai 68", débouchant sur "un recul significatif" du gouvernement, alors que la période est marquée par "une dégradation du rapport de force" au détriment des salariés.
Pour cela, il faut "un détonateur, un déclic" et "cela ne se décrète pas".
Le dirigeant de la LCR a souligné l’importance de "travailler à une jonction constante entre le public et le privé". M. Besancenot a d’autre part critiqué la gauche, qui "se range au réalisme ambiant, celui du modèle libéral".
"Il y a des fondamentaux qui sont en train de sauter", a-t-il déploré, en se référant aux déclarations du député PS Manuel Valls.